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- Sofaïa et ses bains soufrés. - Port de pêche. - La pointe Allègre. - Ilet Tête à l'anglais. - L’église.
"Aussitôt que les Caraïbes sortent de leur hamac, ils vont se jeter à la mer pour prendre un bain que le soleil est chargé de sécher" Chevalier de Tussac à Saint Domingue, 1818 "Une histoire tragique du fait de Lienard de l'Olive C'est ce peuple, présenté dans la quiétude d'une vie simple et naturelle que messieurs Duplessis d'Ossonville et Lienard de l'Olive découvrirent avec 400 de leurs hommes après qu'ils eurent débarqué à l'Ouest de la Pointe Allègre le 28 juin 1635. Leur objectif était clair : coloniser l'île pour le compte de la compagnie des Isles d'Amérique fondée par Richelieu et d'Esnambuc. En dépit des bons rapports qu'ils entretinrent, au début, avec les Caraïbes l'histoire tourna vite au tragique... Le lointain passé de Sainte-Rose est marqué par l'extermination de la population autochtone sans doute du fait de Lienard de l'Olive, brutal, autoritaire et sans scrupules (alors que Duplessis était un homme doux et loyal, mais il ne vécut que quelques mois sur l'île aux belles eaux, la mort le prit en décembre de la même année). De l'Olive pu s'acharner alors contre les Caraïbes qui se réfugièrent dans l'île de la Dominique. Il mérita sans doute sa misérable fin, prisonnier, aveugle et paralysé, à Saint Christophe en 1639. Ni les cannes à sucre qui mûrissent au rythme des tropiques, ni les oiseaux de mer postés dans l'enfilade des bosquets inondés qui constituent la Haie Bebel au large du petit port de Sainte-Rose ne se souviennent, de ces drames lointains ; les alizés les ont chassés dans le souvenir des générations disparues. Un si joli petit port aujourd'hui, à Sainte-Rose, on vient assister à l'arrivée des pêcheurs, à l'abri des acacias qui bordent le petit front de mer. On débarque des cagettes où s'ébattent des langoustes rousses, des poissons aux couleurs intenses et des requins à tête tranchée. Un vieil homme remaille ses filets dont le mauve tranche sur le bleu intense du ciel. Des enfants jouent, des touristes prennent des photos. L'atmosphère est sereine. On se sent simplement bien. A 6 Km, dans un lieu enchanteur une "piscine" naturelle qu'alimente une eau de source sulfureuse "Sofaïa", aux vertus nombreuses, appelle au bain. De surcroît, on découvre un panorama unique : tout le Grand Cul de Sac Marin avec les massifs coralliens et la mer d'un bleu presque irréel. D'autres plaisirs plus "olfactifs" et "gustatifs' sont facilement accessibles pourvu qu'on roule un peu, sur la N2 en direction de Lamentin. (Tiré du livre La Guadeloupe en poche)
La commune a vu naître trois hommes célèbres : le scientifique Daniel Beauperthuy, le poète et écrivain Nicolas Campenib, premier Guadeloupéen élu à l'Académie française, le poète Privât d'Anglemont. Sainte-Rose se distingua dans la lutte anti-esclavagiste et les esclaves marrons trouvaient refuge dans les montagnes environnantes.